1728 : le plan de l’abbaye de Josaphat, actuelle Fondation d’Aligre et Marie-Thérèse

Par eurelien.fr
//  Publié le
16-11-2014
//  Mis à jour le 20-04-2015
Temps de lecture : 8 min
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L’abbaye bénédictine Notre-Dame de Josaphat a été fondée à Lèves en 1117. Les Archives Départementales d’Eure-et-Loir conservent précieusement un plan de celle-ci datant de 1728.

La création de l'abbaye de Josaphat

Suite à la mort de l’Evêque de Chartres, Yves de Chartres, son archidiacre Geoffroy a été désigné comme son successeur en 1115. Seulement, Geoffroy avait émis, quelques années avant de prendre ses fonctions, le vœu d’aller à Jérusalem... Ses nouvelles responsabilités ne lui permettaient plus d'exaucer son voeux Le Pape Pascal II, lui propose alors de crééer une fondation pieuse en remplacement du pélerinage abandonné.
 
En 1117, Geoffroy et son frère Goslein, Seigneur de Lèves, décidèrent de fonder l’abbaye Notre-Dame de Josaphat à Lèves. En effet, la vallée de Josaphat, dont la tradition biblique à fait de celle-ci le lieu du Jugement dernier, est située non loin de Jérusalem, ville qui devait être le théâtre du pèlerinage de Geoffroy.
A sa mort, Geoffroy de Lèves et plusieurs de ses successeurs furent inhumés dans l’église de l'abbaye qui servit, pendant quelques années, de nécropole pour les Evêques chartrains. L’un des tombeaux est  encore visible aujourd’hui : celui de Jean de Salisbury mort en 1180. En 1791, l’église fut démolie à cause de la révolution. Cette fondation devient ensuite la propriété de la famille d’Aligre.
 
En 1818, l’établissement hébergea l’hospice Marie-Thérèse. Cette fondation accueillait les enfants trouvés, abandonnés, mais aussi les malades incurables.
 
En 1828, les locaux de l’Asile d’Aligre qui portaient le nom de ses fondateurs furent créés afin d’accueillir les personnes âgées.
 
En 1881, pour laisser la place aux constructions mieux adaptées, les anciens bâtiments de l’abbaye furent détruits.
 
Enfin, ce n'est qu'en 1968 que les deux établissements décident de fusionner pour former la Fondation d’Aligre et Marie-Thérèse pour laisser place à une maison de retraite et à une structure pour les handicapés mentaux adultes.

Le plan de l’abbaye de Josaphat

Dans le terrier de Génerville, le plan des bâtiments de l’abbaye occupe les pages 4 et 5 du second volume. Le mot « terrier » désigne sous l’Ancien Régime, l’intégralité des terres possédait par une seigneurie et également les droits, revenus qui y sont attachés. Avant l’existence du cadastre (créé par Napoléon Ier en 1807) les terriers sont le seul et l’unique moyen de connaitre les propriétés. En 1726, l’abbé de Josaphat fit établir un nouveau terrier de la seigneurie de Génerville, située dans la paroisse de Sours. Ces deux ans de travail furent recensés dans deux volumes in-folio manuscrits. Au début du second volume se trouve le plan des bâtiments de l’abbaye ci-joint.
 
 
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Sur ce plan on peut facilement identifier :
  • L'église, datant du XIIe siècle et derrière celle-ci, le monastère, autour du cloître
  • A droite, le long de la route, le palais de l'abbé
  • Autour de ces bâtiments, les différents jardins potagers et, tout à fait à gauche, le verger de l'autre coté de la route, les vignes de l'abbaye
  • En-dehors des limites de l'abbaye, le géomètre a également représenté le cours de l'Eure, avec, en haut à droite, le moulin de Lèves, et, à droite, à demie cachée sous l'indication de l'échelle, l'église paroissiale Saint-Lazare de Lèves au milieu du cimetière du village.
 

 

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