Des morilles naturellement euréliennes

Par eurelien.fr
//  Publié le
01-05-2014
//  Mis à jour le 30-04-2014
Temps de lecture : 6 min

Louis Gilbert, 31 ans, est l’unique producteur eurélien de morilles.

Ils ne sont que quatre en France à cultiver ce champignon printanier, excellent comestible.

Louis Gilbert voulait diversifier sa production et trouver un secteur peu concurrencé. Il s'est alors mis à la recherche d’un produit original et naturel, et a découvert le projet France morilles. France morilles est à l’initiative de l’introduction de ce champignon en France. Cette société s’est spécialisée en nouant un partenariat (elle négocie la souche récoltée dans les bois) avec le premier pays producteur : la Chine. En 2009, des études scientifiques confirment la possibilité d’une production « maîtrisée » en France. Dès lors, France morilles recherche des producteurs et Louis Gilbert se porte volontaire pour ce projet.

Humidifier avec de fines gouttelettes

Ce producteur beauceron cultive ses morilles sur 1 ha, sous serres : « Je multiplie la souche pour la semence et je crée à l’automne un substrat permettant le développement du mycelium de morilles que je mélange ensuite à la terre. » Il précise que cette terre doit être « humide sur toute la durée du cycle, du semi à la récolte, soit de novembre au printemps.» Pour assurer une pousse droite, elle doit être lisse et affinée. Le taux d’humidité idéal est de 80 %, trop rarement atteint malheureusement. Alors, pour compenser, Louis Gilbert utilise une rampe d’arrosage doté de brumisateurs projetant de fines gouttelettes. « Cela permet de préserver la texture du sol et d’éviter la création d’une croûte qui empêcherait la sortie des champignons »

Au rythme de la nature

L’arrosage est programmé une fois par semaine pour chacune des sept serres. Elles sont recouvertes d’un plastique thermique ayant deux fonctions : renvoyer les rayons infra-rouges du soleil pour maintenir une température constante et refouler l’eau de pluie. « Il n’y a aucun traitement chimique, la nature opère à son rythme. Cette méthode de culture naturelle ainsi que la maîtrise de l’eau et de l’air m’a plu»

Une culture diversifiée

Deux variétés de morilles sont cultivés sous serres : blondes et noires. « Les premières sont plus rondes et pèsent davantage, mais la production des secondes est plus dense au m². Je cultive ces deux variétés en proportion quasi identique pour deux raisons : l’aspect visuel et une question de diversité. L'objectif est une pousse de quatre à six champignons au m²  » Cet agriculteur espère, pour cette deuxième année de production, atteindre cet objectif. Ces morilles fraîches, négociées autour de 100 euros le kilo, sont livrées à des restaurateurs franciliens, parisiens et euréliens.

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