A la découverte des vestiges du Château de La Ferté-Vidame

Par eurelien.fr
//  Publié le
25-01-2015
//  Mis à jour le 20-04-2015
Temps de lecture : 8 min
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Le Château de La Ferté-Vidame fût par le passé un haut lieu de la noblesse. Aujourd’hui il est à l’état de vestiges. Eurélien vous propose de revivre son histoire.

Le Château des Saint-Simon et du marquis de Laborde

Un château est attesté à La Ferté-Vidame dès 985. Il faut néanmoins attendre 1374 pour que la famille de Vendôme entreprenne la reconstruction de celui-ci. Cette famille détient alors un titre de noblesse rare celui de vidame de Chartres. Trois siècles plus tard, en 1635, le château devient la propriété de Claude de Rouvroy, duc de Saint-Simon. Ce célèbre mémorialiste, favori du roi Louis XIII, loge dans cette demeure qui possède encore, à l'époque, son aspect de forteresse médiévale et qui l’inspire son travail d'écriture. Très vite, le duc entreprend la construction des écuries. Encore visibles aujourd’hui à l’entrée du parc et appelées le « petit château ».

En 1755, Louis de Rouvroy de Saint-Simon, fils de Claude de Rouvroy de Saint-Simon, meurt. La petite fille de Louis, Marie-Chrétienne de Rouvroy de Saint-Simon de Ruffec, hérite du château. Elle garde la bâtisse quelqueschateau-ferte-vidame-feodale années puis décide de la céder avec 900 hectares au financier Jean-Joseph de Laborde. Le financier entreprend alors la reconstruction du château avec l'aide de l'architecte Antoine Matthieu Le Carpentier. Ces travaux lui coutent la somme démesurée de 14 millions de livres. Le château est alors méconnaissable. Les donjons féodaux, à l’exception d’un, font place à des murs de briques et de pierres. Le bâtiment compte désormais 167 pièces dont plusieurs appartements et salons. Avec son nouveau château, Laborde reçoit les grands noms de la noblesse comme Louis XV ou encore Joseph II d’Autriche. En 1783 Louis XVI impose au duc de Penthièvre de lui céder le château de Rambouillet, ce dernier accepte mais demande en contrepartie, La Ferté-Vidame. Laborde est alors contraint de vendre son château pour la somme de 5.5 millions de livres.

Du château aux vestiges

A la mort du duc de Penthièvre, en 1793, le château de La Ferté-Vidame revient à sa fille, la duchesse d’Orléans. Mais celle-ci émigre et ne peut s’occuper du bien. En 1798, la bâtisse est vendue au sieur Cardot-Villiers. Ce nouveau propriétaire est très endetté. Il décide de récupérer tous les matériaux qui peuvent l’être et de les revendre pour renflouer ses dettes, réduisant ainsi le château à l’état de ruines. Il se voit déchu de ses droits et contraint de céder le domaine.

A la restauration, le château revient à la duchesse d’Orléans. Elle meurt sans avoir eu le temps d'entreprendre les travaux nécessaire à la reconstruction. Son héritier, Louis-Philippe, futur roi de France, ordonne la renovation du Château avant que la révolution de 1848 mette fin prématurément au chantier. Plusieurs successeurs ont pris possession des lieux comme la société André Citroën en 1923. En 1991, l’Etat cède le château au Conseil général d’Eure-et-Loir qui entreprend des travaux afin de le rendre accessible au public.

Aujourd’hui, l’accès au parc du château est ouvert à tous, gratuitement, toute l’année. Les vestiges sont, par ailleurs, inscrits au titre de Monument Historique depuis 2007.

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