Un crapaudrome près de Soulaires

Par eurelien.fr
//  Publié le
09-04-2014
//  Mis à jour le 09-04-2014
Temps de lecture : 5 min

La saison de migration des amphibiens a commencé : les crapauds quittent leurs gîtes hivernaux pour gagner leurs zones de reproduction.

Mais malheureusement ils doivent bien souvent traverser le réseau routier...

Pourquoi sont-ils utiles ?

Pendant une saison chaude, chaque crapaud engloutit plus de 10 000 fourmis, limaces, moustiques et autres bestioles indésirables. C’est un véritable insecticide naturel, non polluant et gratuit. Pour cette raison, et parce qu’ils se raréfient, les crapauds sont des animaux protégés par la loi.

Sont-ils dangereux ?

Non. Cependant, leur peau contient un liquide toxique. Si vous devez prendre des crapauds pour leur faire traverser la route, évitez de vous frotter les yeux ensuite. Lavez-vous les mains après manipulation ou portez des gants.

 

Que peut-on faire ?

Ralentir lorsque vous roulez près des zones concernées.

Un risque doublé puisque les adultes et les jeunes amphibiens doivent retraverser la route pour rejoindre leur gîte terrestre. Selon le Muséum national d’histoire naturelle, quatre à douze véhicules par heure éliminent 15 % des crapauds communs traversant la route.

En Eure-et-Loir, plusieurs sites d’écrasements sont identifiés en vallée de l’Eure, entre Lèves et Saint-Piat. Les crapauds « descendent » en effet des bois situés sur les hauteurs pour rejoindre les plans d’eau situés dans la vallée. Seulement, entre ces deux zones, se trouvent des routes à fort trafic routier qui engendre des hécatombes !

Près de 3 000 crapauds comptabilisés en 2013

Depuis 2012, de nombreux bénévoles des associations ASPAS, CPN les Clouks et Eure-et-Loir Nature se mobilisent pour ramasser les crapauds et les aider à traverser les routes, du côté de Saint-Piat, Jouy et Saint-Prest. En 2013, suite à un comptage, un crapaudrome a été installé (pendant la période de migration) sur 200 mètres près de Saint-Piat. Les crapaudromes sont constitués d'une barrière en plastique tendues le long des routes pour empêcher les amphibiens de traverser et les diriger vers des sceaux. L’opération a alors été inscrite dans une convention entre Eure-et-Loir Nature et le Conseil général afin de mutualiser les acteurs et dresser un bilan. Le but étant de savoir au plus près le taux de mortalité (2 947 crapauds ont été comptabilisés dont 2 428 vivants et 519 écrasés) et les zones prioritaires pour l’installation, peut-être à termes, de crapauduc. 

Un crapaudrome près de Soulaires

Cette année, l’opération est de nouveau inscrite dans la convention entre Eure-et-Loir Nature et le Conseil général. Un crapaudrome a été installée sur l'une des zones les plus meurtrières au carrefour D19 et D 19.2, près de Soulaires. L'accent a aussi été mis sur l’information et la communication : des panneaux signalétiques ont été placés aux abords des routes, des affiches ont été apposées chez les commerçants des communes concernées, des tracts ont été distribués, des écoliers de Jouy ont été sensibilisés, etc.

En images

A ne pas manquer dans l'actualite

Le calendrier 2017 des randonnées
Claude Térouinard, Président du Conseil départemental d’Eure-et-Loir
Soirée ouverture AES
Lancement de la saison Arts en scène 2017-2018